En bref
Photo, âge, longueur, sommaire en puces ou en prose, forme des verbes : les attentes d’un recruteur de Montréal, de Paris, de Toronto et de New York ne se recoupent pas. Ce que disent les sources officielles, et comment Carriv s’y adapte.
Un bon CV pour Montréal peut être un mauvais CV pour Paris. Pas parce qu’il serait mal écrit, mais parce que chaque marché a ses attentes — sur la photo, sur ce qu’on a le droit d’indiquer, sur la longueur, sur la façon de présenter qui l’on est. Envoyer partout le même document, c’est répondre juste à une seule de ces attentes.
Chaque règle et chaque recommandation attribuée ici renvoie à une source officielle ou institutionnelle listée en fin d’article, et nous ne leur faisons dire que ce qu’elles disent. Les usages généraux sont présentés comme tels.
La photo : là où tout commence à diverger
C’est la différence la plus visible, et la plus mal comprise.
Au Canada, le Guichet-Emplois du gouvernement fédéral est catégorique : même si une photo est acceptable dans certains pays, ce n’est pas la norme au Canada, et elle peut réduire vos chances en détournant l’attention de vos compétences. Le guide de Polytechnique Montréal range la photo parmi les éléments à ne jamais inclure, parce qu’elle expose à la discrimination sans rien démontrer de votre capacité à faire le travail.
Aux États-Unis, la question se pose du côté de l’employeur. La Commission pour l’égalité des chances en emploi (EEOC) indique que les employeurs ne devraient pas demander de photographie d’un candidat — et qu’une photo, si elle est nécessaire à l’identification, peut être obtenue après qu’une offre d’emploi a été faite et acceptée.
En France, c’est le droit qui trace la limite : l’apparence physique fait partie des critères sur lesquels il est interdit de fonder une distinction entre candidats.
Ce que vous avez le droit — ou non — d’indiquer
Au-delà de la photo, les trois marchés convergent vers la même sobriété, pour la même raison : éviter qu’une information sans rapport avec le poste pèse sur la décision.
- Au Canada, le Guichet-Emplois recommande d’omettre l’âge, le poids, la taille, l’état civil, la religion et les opinions politiques — et de ne jamais inclure son numéro d’assurance sociale.
- Au Québec, le guide de Polytechnique Montréal exclut la photo, la date et le lieu de naissance, l’état civil, toute référence à la religion ou à la politique, et la citoyenneté ou la résidence permanente, sauf si le poste l’exige.
- En France, l’article L.1132-1 du Code du travail interdit toute distinction entre candidats fondée notamment sur l’âge, la situation de famille, l’apparence physique, le nom de famille ou le lieu de résidence.
La conséquence est la même partout : l’ancien bloc d’état civil — âge, situation familiale, nationalité — n’apporte rien à un recruteur et peut vous nuire. Gardez vos coordonnées, retirez le reste.
Une page ou deux
La règle de la page unique voyage mal. Au Canada, le Guichet-Emplois conseille de limiter le CV à deux pages, en mettant l’accent sur l’expérience la plus récente. Au Québec, le guide de Polytechnique Montréal indique que deux pages est le format le plus courant, et invite à détailler les expériences plutôt qu’à les condenser.
La page unique reste un excellent choix quand un parcours n’a pas encore de quoi en remplir deux honnêtement — le cas de beaucoup d’étudiants. Ce qui nuit, ce n’est pas la longueur, c’est d’amputer un contenu pertinent pour tenir dans un format.
Le sommaire : en puces ou en prose
C’est la différence la plus subtile, et celle que la plupart des outils ignorent.
Au Québec, le guide de Polytechnique Montréal présente le sommaire comme une liste à puces, et insiste : ce n’est pas un résumé général de vos compétences, chaque puce doit être un atout arrimé à une exigence du poste. Ailleurs, le profil se rédige plus couramment en quelques lignes de prose, qui posent qui vous êtes, à quel niveau et dans quel domaine.
Les deux formes fonctionnent — chacune dans son marché. Un sommaire en puces envoyé à Paris ou une prose envoyée à un employeur québécois habitué aux puces n’est pas faux, mais signale un document qui n’a pas été pensé pour son lecteur.
La forme des verbes
Au Québec, le guide de Polytechnique Montréal demande de commencer chaque énoncé par un verbe d’action ou par un nom, et surtout d’être constant ; son CV modèle est entièrement à l’infinitif. L’Université Laval recommande elle aussi l’infinitif pour décrire des tâches. En anglais nord-américain, l’usage est le verbe d’action au passé, et le Guichet-Emplois conseille d’employer des mots simples et des verbes d’action.
Quelle que soit la forme retenue, la règle commune est la constance : un CV qui alterne infinitifs et participes passés se repère immédiatement.
Ce que Carriv fait de tout ça
Tenir compte de ces différences à la main, candidature après candidature, est exactement le genre de détail qui se perd. Carriv les applique pour vous — et voici précisément ce qu’il fait, sans en rajouter.
- Il détermine le marché d’après le LIEU DE TRAVAIL de l’offre, pas d’après sa langue. Une offre rédigée en français à Montréal et une autre à Paris ne produisent pas le même CV.
- Il adapte le sommaire au marché : en puces au Québec — trois ou quatre, pour que le sommaire ne repousse pas votre première expérience vers le bas de la page — et en prose en France et en Amérique du Nord anglophone.
- Il choisit la forme des verbes du marché — l’infinitif au Québec et en France, le passé en anglais — et la tient d’un bout à l’autre du document.
- Son score de lisibilité signale les informations à retirer — date ou lieu de naissance, état civil, citoyenneté, religion ou appartenance politique — avant qu’elles n’atteignent un recruteur.
- Il rédige le CV entièrement dans la langue de l’offre, intitulés de poste et diplômes compris, sans jamais changer un fait ni gonfler un niveau.
- Il propose une page par défaut et deux quand votre parcours les remplit vraiment — sans jamais réduire le texte sous une taille lisible pour tout faire tenir.
Le reste vous appartient : vos expériences, vos résultats et vos choix. Carriv ne fait que les présenter dans la forme que le recruteur de ce marché s’attend à lire.
Questions fréquentes
Faut-il mettre une photo sur son CV au Canada ?
Non. Le Guichet-Emplois du gouvernement du Canada le dit explicitement : ce n’est pas la norme au Canada, et une photo peut réduire vos chances en détournant l’attention de vos compétences. Le service de gestion de carrière de Polytechnique Montréal range la photo parmi les éléments à ne jamais inclure.
Un CV pour la France et un CV pour le Québec, est-ce le même document ?
Non, même dans la même langue. Au Québec, le sommaire se présente souvent en puces et les énoncés commencent par un verbe à l’infinitif ; en France, le profil se rédige plutôt en quelques lignes. Carriv choisit la convention d’après le lieu de travail de l’offre, pas d’après sa langue.
Peut-on indiquer son âge ou sa situation familiale sur un CV ?
C’est déconseillé partout où nous regardons. En France, l’article L.1132-1 du Code du travail interdit toute distinction entre candidats fondée notamment sur l’âge, la situation de famille ou l’apparence physique ; au Canada, le Guichet-Emplois recommande d’omettre l’âge, l’état civil, la religion et les opinions politiques.
Un CV doit-il tenir sur une page ?
Pas nécessairement. Le Guichet-Emplois du Canada conseille de ne pas dépasser deux pages, et le guide de Polytechnique Montréal indique que deux pages est le format le plus courant au Québec. La page unique se défend surtout quand le parcours n’a pas encore de quoi en remplir deux.
Mettez ces conseils en pratique
Carriv adapte votre CV à chaque offre et calcule votre score ATS — à partir de vos vraies expériences, sans rien inventer.
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